L’ouverture officielle de l’Institut St-Benoit-Joseph-Labre, le 16 septembre 1884, est rapportée dans le journal populaire La Minerve.

« Hier matin, à neuf heures, a eu lieu à la Longue-Pointe la bénédiction de la chapelle et de l’Institut St-Benoit-Joseph-Labre… »

Fondé par les frères de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, l’Institut, maison de style second empire sur les berges du fleuve Saint-Laurent, compte plus de 150 chambres et est entouré de grands jardins. Sa mission est d’accueillir des hommes infirmes, épileptiques, aveugles, alcooliques ou souffrant de maladies mentales. Un des premiers résidents est le poète Émile Nelligan. Il y habite de 1899 à 1925.

1942

Un incendie ravage un pavillon de l’Hôpital St-Jean-de-Dieu. Le gouvernement du Québec confie à l’Institut 75 malades psychiatriques de l’hôpital. Un lien étroit entre les deux établissements est né. Le nombre d’usagers hébergés augmenta de façon considérable allant jusqu’à 325 personnes au début des années soixante-dix.

1974

Suite à la reclassification des institutions hospitalières, le ministère de la Santé et des Services sociaux établit que l’Institut devenait un centre d’accueil. Puisqu’il existait déjà un centre du même nom, le 6 novembre 1974 on le renomma Pierre-Joseph-Triest, en l’honneur du fondateur des frères de la Charité. Le 28 novembre 1974, le Centre Pierre-Joseph-Triest est cédé par les frères de la Charité au ministère de la Santé et des Services sociaux.

1977

Le nombre de lits est réduit à 278.

1988

Le 11 mai 1988, le centre d’hébergement et de soins de longue durée déménage dans les nouveaux locaux du 4900 boulevard Lapointe.

1990

L’ancien institut, bâti en 1884, est la proie des flammes le 27 janvier 1990.

Pierre-Joseph-Triest est né en Belgique, à Bruxelles, en 1790, et est décédé en 1836. Ordonné prêtre, il s’engagea auprès des malades, des infirmes, des enfants abandonnés. Avec l’aide des membres de communautés religieuses qu’il fonda et de bienfaiteurs, il créa des maisons d’accueil. Il ira jusqu’à libérer des malades en psychiatrie de leurs chaines et des caveaux où ils vivaient pour leur redonner leur dignité et leur octroyer de bons soins.

Aujourd’hui, le bâtiment du CHSLD Pierre-Joseph-Triest se situe à quelques pas du métro Honoré-Beaugrand.

 

Sources : Site archivé du CSSS Pointe-de-l’Île
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine