img-logo-QcCIUSSS-2-02@2x

Sur les pas de Martin St-Pierre

ASSS

J’ai rencontré Martin un matin froid de février. Auxiliaire en santé et services sociaux depuis 13 ans au CLSC de Hochelaga-Maisonneuve, il m’a accueillie dans une tournée, comme il le fait avec de nombreux stagiaires depuis huit ans.

Chaque jour, Martin sillonne le quartier Hochelaga pour rencontrer à leur domicile des clients qui ont besoin d’aide. Si, au départ de son accompagnement de stagiaire, il voulait que tout soit parfait, il a aussi appris à laisser les autres travailler à leur façon.

J’aime enseigner. J’aime voir l’évolution des gens. J’apprends aussi beaucoup sur moi, dit-il humblement. D’ailleurs, il n’aime pas toute cette attention sur lui. Recevoir un prix d’excellence en enseignement semble le sortir de sa zone de confort. Je fais juste mon travail. Et j’aime ça! J’ai accepté le prix pour mettre notre travail en valeur. Parce qu’on l’oublie souvent ce travail de terrain.

On entre chez le premier client qui a besoin de bas support. Martin entre, confiant et avec le sourire. L’attitude est le plus important, dit-il en montant les escaliers. À l’école, on apprend les techniques. C’est sur le terrain qu’on apprend la communication avec le patient.

Une interaction essentielle

Pour Martin, la communication passe par l’humour. Les clients ont besoin d’entendre parler de choses drôles. Ils sourient, ils oublient leurs bobos. Ce sourire peut changer leur journée. On est parfois leur seule interaction humaine de la journée, même de la semaine!

C’est ainsi qu’il prend son travail très au sérieux. Je dis toujours aux stagiaires que nous sommes la bouche, les yeux du CLSC. On peut et doit référer à d’autres services au besoin. Selon lui, il faut aller chercher la confiance des clients, les mettre assez à l’aise pour qu’ils puissent se confier. C’est une relation humaine qui peut prendre du temps chez certains clients. On entre quand même dans leur bulle, leur domicile.

Une personnalité empathique

Martin croit profondément que l’empathie est la base de son travail. Voir le visage du patient quand il est satisfait, c’est la plus belle des récompenses. C’est la raison pour laquelle l’attitude est la chose la plus importante à apprendre lors du stage selon moi.

Avant d’être auxiliaire, Martin travaillait dans les fruits et légumes. Quand il s’est posé des questions sur la suite de sa carrière, il a vu la description d’un auxiliaire et il a tout de suite compris que c’est ce qu’il voulait faire. Je ressens chaque jour l’impact que j’ai sur la vie des gens.

Martin adore son travail pour le contact humain. Il aime prendre soin des autres. S’assurer de leur bien-être le rend heureux. Il est conscient de faire un travail traditionnellement féminin. Ça prend des hommes qui prennent soin aussi. Chaque fois que je convaincs un stagiaire de devenir auxiliaire à domicile, j’ai l’impression d’avoir fait mon travail! Ça me fait plaisir de les voir évoluer par la suite.

Abonnez-vous au journal Le Fil sans frais

Vous pourriez aussi aimer

Du frais et décadent, spécial Chacals

Virgile et Pascal ont quelque chose des duos les plus iconiques. L’un posé, l’autre électron libre, ils se complètent parfaitement. Derrière les fourneaux, avec un nom d’équipe tout à leur image et une chimie apparente, ils créent de la magie pour les résidents du CHSLD Éloria-Lepage. Un coup d’œil au (...)

GENEVIÈVE ET MARIE : AU FRONT DE LA PRÉVENTION DU SUICIDE 

En prévention du suicide, tout le monde a un rôle à jouer. Geneviève et Marie contribuent à la cause en occupant un rôle essentiel au sein de notre CIUSSS, celui de formatrices internes.   Éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux, psychologues, psychoéducateurs, ergothérapeutes, pairs aidants, vous êtes plus de 180 à avoir foulé (...)

Lina Spagnuolo a choisi l’Est

C’est pour une meilleure conciliation famille-travail que Lina Spagnuolo a débuté sa carrière dans l’Est de Montréal. Un retour sur sa carrière dans l’hôpital où elle a vu le jour. Dans le cadre des festivités du 60e anniversaire de l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale, j’ai voulu parler à Lina Spagnuolo. Enfant (...)