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Branle-bas de combat pour vacciner

Vaccination - Le Fil

Dans la cafétéria du Centre Antoine-de-Saint-Exupéry, le soleil plombe dans les fenêtres. Les tables ont été espacées pour assurer la distanciation sociale. Deux par deux, des infirmières et infirmières auxiliaires attendent les étudiants-préposés pour l’évaluation de leur carnet de vaccination.

C’est toute une opération que les services courants en CLSC ont dû mettre en place dans les dernières semaines. Les ressources humaines leur ont donné le mandat d’évaluer la vaccination des futurs préposés aux bénéficiaires. Si la vaccination n’est pas obligatoire, l’évaluation permet de leur offrir une décision libre et éclairée.

Une organisation serrée

Pour mettre le tout en place rapidement, il fallait trouver du personnel disponible en pleine période de vacances. Le service de la PHAR nous a aidé à trouver des infirmières, notamment des infirmières scolaires qui ont l’habitude de la vaccination dans les écoles. Des retraitées sont aussi venues nous prêter main-forte, en plus de quelques infirmières du bureau de santé.

Basée sur le modèle de vaccination scolaire au secondaire, la vaccination est organisée comme une période de cours, par groupe-classe. Il faut aussi assurer les suivis de vaccins, dans un mois. «Tout va se faire au CLSC de Saint-Léonard. La très grande majorité doivent avoir au moins un vaccin de rappel. Toute cette logistique a été mise en place en quelques jours!», explique Chantal Bérubé, ASI aux services courants du CLSC de Saint-Léonard.

Un défi : le fameux carnet de vaccination

Lors de leur embauche, les nouveaux préposés devaient fournir leur carnet de vaccination. Mais ce petit carnet se perd souvent de déménagement en déménagement. Alors, imaginez quand vous venez d’un autre pays! «Environ 10% des gens ont leur carnet. Pour les autres, on reprend la vaccination du début puisque nous n’avons pas de preuves de vaccination», explique l’ASI.

Certains préposés, nés à l’étranger, ont leur carnet de vaccination. Les infirmières doivent ainsi analyser les données, souvent dans une autre langue, avec des noms de vaccins qui sont différents des nôtres. «Heureusement, il y a un site spécifique pour nous aider à faire cette analyse. Mais il a fallu faire une formation en accéléré avec les vaccinateurs pour bien les outiller, ajoute Chantal. C’est beaucoup de questionnements, beaucoup de consultations avec des collègues, beaucoup de cas par cas.»

Le plaisir de venir travailler

Van Ma et Daniel Bernier font équipe pour vacciner. Van est infirmière retraitée en jeunesse, mais fait encore des remplacements de temps en temps. Elle a l’habitude de la vaccination. Daniel, lui aussi retraité, travaillait à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Il doit ainsi apprendre la base de la vaccination en accéléré.

«Je suis très contente de venir travailler. J’ai été quatre mois confinée. Le contact avec les gens est agréable!», confie Van de son accent vietnamien chantant.

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