Je m’appelle Émilie. Je travaille comme inhalothérapeute depuis six ans dans la belle famille de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Même si la pandémie ajoute de la pression sur notre travail, on va s’en sortir.

Mon travail est polyvalent : une journée en néonatalogie, une autre aux soins intensifs… La trentaine d’inhalothérapeutes de l’HMR est comme une petite famille dans une grande famille. Le sentiment d’appartenance est fort. J’aime le rapport avec les gens. Parfois, un sourire ou un merci me donne le sentiment du travail accompli.

Ce que la pandémie a changé

Les inhalothérapeutes sont en charge de la respiration des gens… parfois jusqu’à leur dernier souffle. Si on côtoyait déjà la mort dans notre travail, on apprend à connaître une nouvelle condition respiratoire. Les patients atteints de la COVID-19 ne sont pas les mêmes qu’on voit habituellement en inhalothérapie. Et ils ne sont pas malades de la même façon. Avec la deuxième vague, on comprend mieux comment les soigner.

Les mesures de protection individuelle ajoutent une difficulté pour entrer en contact avec les patients. Ces mesures sont essentielles pour me protéger et protéger mes patients. Quand je me retrouve en zone chaude pour soigner des patients COVID positif, je passe la journée dans cette zone. C’est une nouvelle façon de travailler.

J’ai dû aussi m’adapter à une nouvelle charge émotive dans mon travail. C’est terrible de voir les gens malades, souffrir sans que leurs proches puissent venir les voir. Je me fais toujours un devoir de rester avec ce patient pour lui tenir la main jusqu’au dernier souffle. C’est difficile, mais essentiel pour moi. On travaille avec des humains, pas avec des machines!

À toi, inhalothérapeute

Mes collègues me donnent la motivation de continuer le travail au quotidien, dans ces moments difficiles. On est unis. On s’encourage. On ne peut pas lâcher prise parce qu’il n’y aurait plus personne pour soigner les gens! J’ai vraiment l’impression qu’on fait tous front commun contre la COVID-19, ensemble.

À toi qui penses devenir inhalothérapeute. Mon travail est valorisant parce que je sais que je peux aider des gens. Il y a beaucoup de défis, ça bouge. C’est jamais pareil. On sauve des vies!

Cette semaine est la semaine des inhalothérapeutes. J’ai envie de vous dire, à vous chers collègues, que vous faites du bon travail. Je sais que vous travaillez fort. Ça va finir par bien aller.

Pour les opportunités d’emploi en inhalothérapie dans notre CIUSSS, c’est par ici : postes permanents et pour les finissants 2021

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