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Le risque zéro n’existe pas

La qualité des soins et la sécurité des patients sont au coeur du quotidien des travailleurs de la santé. Afin de souligner la Semaine nationale de la sécurité des patients, j’en ai discuté avec Jonathan Brière, Directeur, Programmes Santé Mentale, Dépendance et Itinérance/Mission universitaire IUSMM, qui a récemment été nommé président du comité de gestion des risques.

Il y a plusieurs façons de parler de la gestion des risques. Il y a la déclaration obligatoire des événements indésirables qui surviennent aux usagers. «Ça peut être quand il y a une chute, un bris de procédures, une fugue d’un patient, une erreur dans la dose d’un médicament administré, par exemples», énumère M. Brière. Tous les incidents et accidents déclarés sont ainsi analysés pour prévenir leur récurrence.

Il y a aussi la déclaration des accidents de travail pour les employés. «Il faut s’assurer de la sécurité du milieu de travail afin qu’il soit sécuritaire pour l’employé», ajoute-t-il.

Il y a également les plaintes reçues par la commissaire locale aux plaintes et à la qualité des services. «Il faut y répondre. Une enquête ​est alors menée pour savoir ce qui s’est passé. ​Employés et patients seront questionnés afin de comprendre la situation et, s’il y a lieu, recommander la mise en place des solutions pour éviter que la situation ​se produise à nouveau», ajoute le directeur.

L’erreur est humaine

M. Brière se souvient lorsqu’il travaillait en tant que clinicien. «Il est arrivé que j’ai fait une erreur dans la médication. Je l’ai réalisé, j’ai rempli le formulaire ​de déclaration ​des incidents et accidents. J’ai rencontré mon gestionnaire. On a discuté ensemble afin d’éviter qu’un​ tel événement ne se reproduise», explique l’infirmier de profession. «Tout ça ​a été fait dans une démarche d’amélioration continue», ajoute-t-il.

«Le risque zéro n’existe pas… mais on peut tout mettre en place pour diminuer ces risques au minimum. Ce n’est pas pour blâmer ou sanctionner. Le tout se fait dans un processus d’amélioration continue.»

Beaucoup de facteurs peuvent faire en sorte qu’une ​situation indésirable se glisse dans un soin. «Il faut éviter la conséquence grave au patient. C’est la raison pour laquelle, par exemple, il y a toujours double vérification de certains médicaments.» D’autres actions sont également mises en place de façon plus globales, mais l’objectif reste la qualité des soins, la sécurité des patients et celle des employés pour éviter que ça se produise de nouveau.

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