Ariane Desrochers a vendu 400 boîtes de sucre à la crème en deux mois pour les bébés prématurés de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Je l’ai rencontrée à son travail, dans le ventre de la néonatalogie, au 8e étage de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Après la Journée de la prématurité l’automne dernier, Ariane Desrochers, infirmière à la néonatalogie, a décidé d’amasser de l’argent pour la Fondation. Son but : obtenir une formation sur les soins de développement afin de mieux intervenir auprès des bébés prématurés.

« Mon travail est intime. On embarque dans l’intimité des parents, de la famille dans un moment de grande vulnérabilité. »

Ariane Desrochers, infirmière en néonatalogie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

« J’aime développer cette confiance avec eux, enseigner les soins techniques dont le bébé a besoin pour bien se développer. Même dans un moment difficile pour la famille, j’ai l’impression de pouvoir faire quelque chose pour faire la différence. »

Celle qui a été infirmière en néphrologie auparavant est heureuse de son rôle à la néonatalogie. « J’aime m’occuper des bébés. C’est précis, délicat, ça prend un souci du détail. »

Si son quotidien peut être stressant, je l’ai vu manipuler les bébés avec une grande délicatesse. Souriante, elle chuchote à l’oreille de bébé Caleb, un des trois bébés dont elle prend soin. « Je n’ai pas encore d’enfants. Je veux en avoir. Travailler quotidiennement en néonatalogie me pousse à réfléchir sur ce qui pourrait arriver. Mais il faut être capable de voir plus grand que le quotidien de ces nouveau-nés. Ce n’est pas tous les bébés qui arrivent en néonatalogie », relative-t-elle.

Pour Ariane, le plus gratifiant de son travail reste la reconnaissance des parents. « On reçoit parfois des cartes quelques mois ou même à leur anniversaire un an plus tard. C’est vraiment touchant de voir que le petit bébé dont on a pris soin est rendu grand. » Si elle avoue se sentir triste lorsqu’un bébé quitte l’unité, elle ressent aussi le sentiment de lui avoir tout donné. « Ma plus grande fierté professionnelle est d’accompagner un enfant du jour 0 au jour J. Je sais que j’ai aidé les parents, que j’ai aidé cette famille. »