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Visite de la psychiatrie légale

À son ouverture, j’ai visité la nouvelle unité de psychiatrie légale de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Cette unité de 18 lits du pavillon Cloutier accueille à ce jour 15 patients ayant commis des infractions au code criminel, mais jugés non criminellement responsables de leurs actes pour cause de troubles mentaux. Visite guidée.

En entrant dans l’unité, on voit bien que la sécurité est au cœur des préoccupations. Tout a été pensé en fonction d’assurer un environnement sécuritaire pour tous. La première porte ouvre dans un entre-deux, qu’on appelle un sas, où on retrouve le salon des familles et la salle d’admission. Des casiers permettent aux patients de déposer leurs effets personnels.

Près du salon des visiteurs, un couloir mène au vestiaire des employés et au balcon où les résidents peuvent prendre l’air.

Les chambres individuelles possèdent une quincaillerie spéciale pour assurer la sécurité des patients et du personnel. Les miroirs sont des plaques d’acier inoxydable polies, donc incassables. Les patients possèdent une clé de leur chambre pour éviter les vols interchambres et les conflits.

La salle à manger est lumineuse. Un comptoir libre-service encourage l’autonomie, notamment pour le déjeuner. Une salle de lavage est aussi mise à la disposition des résidents.

Le poste infirmier en demi-cercle est vitré pour assurer une visibilité de toute l’unité. À l’intérieur de ce poste, en plus de tous les écrans des caméras de surveillance et l’espace de travail du personnel, on retrouve aussi une petite pharmacie et une salle de consultation pour le médecin.

J’y ai d’ailleurs rencontré Antoine Lamah, infirmier de soir.

Les deux salons ont des vocations différentes : un pour écouter la télé, l’autre pour l’ordinateur et pour jouer à des jeux vidéo. Tout juste en face de ce dernier salon, une grande salle polyvalente avec cuisine complète permet d’accueillir des groupes en plus de proposer des cours de groupe, comme de cuisine par exemple.

À chaque bout de l’unité, un poste satellite propose aux intervenants d’interagir avec les patients pour tisser un lien de confiance avec eux. Une programmation d’activités sportives et artistiques a été mise en place en plus des groupes d’entraide ciblant des facteurs de risque comme la gestion de l’agressivité et la consommation de drogues et d’alcool.

Les résidents ont aussi accès à deux salles lors d’événements de débordement. L’Alternative est une salle avec un plancher et des murs coussinés où un sac d’entraînement sera mis à la disposition des résidents. Une salle d’isolement est attenante à l’Alternative. Elle permet aux patients de retrouver le calme lors d’une période d’agitation. Ils sont alors visités par le personnel chaque 15 minutes jusqu’au retour au calme.

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