Jonathan de garde au bloc - Journal Le Fil

J’ai rencontré Jonathan Mikael L’Archevêque à l’entrée du bloc opératoire de l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale. Il était heureux de pouvoir partager son expérience de travail comme infirmier au bloc opératoire.

Infirmier depuis 2014, Jonathan Mikael a découvert une réelle passion en arrivant au bloc opératoire en 2015. «On n’est pas vraiment formé au bloc opératoire à l’école. Beaucoup de ce qu’on a appris doit être mis de côté», explique-t-il, ajoutant l’importance de la stérilisation dans le quotidien.

Une formation rigoureuse

Une formation de six mois s’ajoute pour apprendre à travailler au bloc opératoire. «Il faut savoir mettre son orgueil de côté et accepter de retourner comme novice dans un milieu nouveau. Dans la formation, on se fait souvent reprendre», admet l’infirmier.

En plus de la formation, l’orientation amène une forme d’accompagnement où la personne en formation devient l’ombre du formateur. Éventuellement, le formateur devient l’ombre de la personne formée et cette personne est prête à fonctionner seule au bloc opératoire. Un processus qui tisse des liens et qui permet une courbe d’apprentissage assez rapide.

Pour Jonathan Mikael, tout ça en vaut la peine.

Témoin de la machine humaine

Travailler au bloc opératoire est la meilleure façon de voir la machine humaine. «J’adore ça voir comment ça fonctionne et comment la réparer.» D’ailleurs, il souhaite devenir premier assistant en chirurgie qui implique un certificat sur trois ans en plus de son baccalauréat. «C’est une façon de me rapprocher encore plus de la chirurgie.» Il pourra ainsi assister le chirurgien dans certaines tâches plus spécifiques qu’en tant qu’infirmier.

Lors de la visite du bloc, Jonathan Mikael parle beaucoup de ses collègues. «Il y a un esprit de communauté au bloc et un grand sentiment d’appartenance à Santa Cabrini. On travaille en équipe et la collaboration de tous les professionnels du bloc est importante pour que ça fonctionne.»

Il nomme l’importance des préposés qui aident à placer le patient et à nettoyer la salle après la chirurgie. Il parle de l’équipe en inhalothérapie avec l’anesthésiste qui assure un maintien de la respiration pendant la chirurgie. Ses collègues infirmières, bien sûr, à la salle de réveil comme dans la salle d’opération. «On travaille toujours en équipe et il y a toujours de l’aide disponible si on rencontre une difficulté.»

Pourquoi le bloc?

Jonathan Mikael a beaucoup parlé de la qualité de vie que lui apporte son travail au bloc opératoire. «Il y a peu de temps supplémentaire obligatoire. Il y a des gardes de nuit et de fin de semaine, parfois obligatoires, mais elles sont généralement volontaires. Et des postes à temps plein, de jour, il y en a ici», affirme celui qui a été délesté quatre mois aux soins intensifs pendant la première vague de COVID-19. Pour lui, chaque expérience nouvelle est une opportunité pour apprendre davantage.

Pour Jonathan Mikael, travailler au bloc, c’est aussi une occasion de parfaire les liens dans la trajectoire de soins des patients. «On fait des chirurgies qui sauvent des vies, et d’autres qui changent des vies», dit-il avec des étincelles dans les yeux. Pour lui, savoir qu’il est un maillon d’une chaîne qui change des vies, qui améliore la qualité de vie des gens est sa plus grande motivation au travail. «Les infirmières du bloc opératoire sont des gardiens de la volonté et du corps des patients.»

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